La valette 1/3 -

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Projet de diplôme en 3 parties. Je parle de la vente de la maison familliale de mes grands parents. Je parle d'un lien intergénérationnel. Je parle de souvenirs. Je parle de sentiments, à travers 3 générations, et une vieille bâtisse qui unis le tout.

1. Mon grand père et ses carnets retrouvés dans le grenier 
2. Ma mère - projet sonore 10min.
3. Moi, Mathilde.( > rubrique installations, La valette )

 

A la période des fêtes de noël 2014, où tout le monde se retrouve chaque année autour d’une table pour manger la fameuse dinde, nous n’avons rien fait de spécial. La décision vient d’être prise, il faut être raisonnable. L’année 2015 signera la vente définitive de La Valette. Aussitôt dit, aussitôt fait. Il faut commencer à faire le tri.

Nous faisons cette route que j’ai tant adorée, signe de vacances, de week-end, de retrouvailles familiale. Mais aussi tant détestée, à cause de ses nombreux virages qui n’en finissent pas. La route rétrécit. Nous n’allons plus tarder. Le dernier «contour» et le panneau «La Valette». Cette route qui termine son chemin jusqu’à la porte d’entrée. Les choses ont changées. La maison vieille, bâtisse principale de la famille, revendue il y a une dizaine d’année, commence à se faire une nouvelle beauté. A côté, la maison neuve paraît presque abandonnée, c’est à elle de prendre des airs de vieille. Un équilibre parfait entre ces deux dames de siècle différent.

A l’intérieur, c’est bien la première fois que je passe la porte en bottes et manteau. La chaudière ne marche pas, l’ambiance chaleureuse disparaît tout à coup. Je trouve les espaces assez petits. La mémoire joue des tours. Mon grand père insiste pour que leur chambre ne finissent pas chez le con de brocanteur.
Un regard suffit, je lui promet d’en prendre soin. Une pointe d’humour lorsqu’il me demande si je sais ce que veux dire « lit conjugal». Je lui assure que la réponse n’est pas nécessaire. Une enfilade de sourires. La porte se ferme.

Mais c’est au grenier que les trouvailles prennent tout leurs sens. Je retrouve les vêtements de mon enfance, la chaise haute des petits enfants, et même mon pot en forme de coccinelle. Étalés parmi des montagnes de poussière, je distingue une pile de carnets. Papy me tend la lampe torche, et m’explique rapidement que ce sont de simples écrits. Un genre de carnet de bord, année après année, qu’il gardait là, parce qu’il avait la place, et qu’en cas de perte de mémoire, il avait écrit jour après jour, les «banalités de leur quotidien». Il ne les as finalement jamais relus, mais n’y voit pas l’intérêt.
Ce fut les dernières heures que je passait à La Valette, berceau de la famille.

Mathilde Joly -
Mathilde Joly -
Mathilde Joly -
Mathilde Joly -
Mathilde Joly -
Mathilde Joly -
Mathilde Joly -
Mathilde Joly -
Mathilde Joly -
Mathilde Joly -
Mathilde Joly -
Mathilde Joly -
Mathilde Joly -
Mathilde Joly -
Mathilde Joly -
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